Pourquoi? Pourquoi cette défaite contre une sélection ne comptant dans ses rangs que deux joueurs professionnels? Emu, assommé, Ottmar Hitzfeld parlera de
« soirée noire », d’une incapacité à
« jouer de manière unie, de trouver la cohésion », il ira même jusqu’à utiliser le mot
« crise », essayant d’atténuer les conflits internes –
« faire son autocritique et ne pas accabler d’autres joueurs » -, tout en promettant qu’il n’allait
« pas abandonner » et qu’il fallait
« encore croire aux chances de qualification ».
Huit matches sont encore au programme de la Suisse avant le verdict final. Assez pour arracher le billet sud-africain. Mais la sélection nationale a déjà grillé tous ses jokers. Les trois points perdus contre le Luxembourg devront être récoltés ailleurs. En Grèce, en Lettonie. Et à domicile, contre tous les adversaires qui se dresseront devant elle. Elle n’a plus le choix.