L’équipe de Suisse 10 jours au Tessin

Avant de se terminer avec l’annonce des forfaits de Nkufo et de Coltorti, cette première journée de camp d’entraînement avait dévoilé quelques fastes pour les joueurs: une réception le matin à Berne avec Samuel Schmid, une cérémonie à l’aéroport d’Agno avec les autorités tessinoises et un accueil soigné de la part du personnel de la « Villa Principe Leopoldo », leur refuge doré sur les hauteurs du Lac de Lugano. A 18 heures, Köbi Kuhn avait mené sa première séance sur la pelouse du Cornaredo. Une séance qui ne fut ouverte à la presse qu’un quart d’heure.

La retraite des hommes de Köbi Kuhn au Tessin doit durer dix jours. L’accueil des supporters à l’aéroport de Lugano-Agno a été plutôt enthousiaste. Une nombreuse foule de supporters et d’enfants des écoles primaires locales brandissant des drapeaux suisses se sont en effet pressés aux abords du tarmac pour saluer les joueurs.

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    Ottmar Hitzfeld, vous allez entamer un nouveau chapitre de votre carrière d’entraîneur en revenant en Suisse, votre deuxième patrie. Est-ce votre tournée d’adieux au football?

    Ottmar Hitzfeld: Non. Je considère cela comme un nouveau défi. Je me réjouis de ce nouveau job, c’est passionnant d’entraîner une fois une équipe nationale. Je vais accumuler de nouvelles expériences, car je ne sais pas encore comment cela fonctionne. Comment donner des impulsions en ne voyant pas les joueurs au quotidien? Mon but est le Mondial en Afrique du Sud.. Disputer une Coupe du monde, c’est un énorme challenge. Si cela se passe bien avec la Suisse, je peux tout à fait imaginer de prolonger mon mandat.

    En 2004, vous auriez pu devenir sélectionneur de l’Allemagne. Pourquoi avoir refusé à l’époque?

    O.H.: En 2004, les conditions n’étaient pas remplies pour moi. J’étais épuisé, j’avais vraiment besoin d’une pause après six ans et onze titres au Bayern. Le timing n’était pas le bon, tout simplement. Par contre, cette fois, l’offre de la Suisse est arrivée au bon moment. Il y a évidemment un aspect émotionnel, car j’ai passé 17 ans dans ce pays comme joueur puis entraîneur. Je ne serais par exemple jamais allé en France, en Autriche ou aux Pays- Bas comme sélectionneur.